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Veuillez utiliser cette adresse pour citer ce document : https://hdl.handle.net/20.500.12177/14066
Titre: Insécurité alimentaire au sein des ménages appuyés par la cohorte 2 du projet “Green Graduation” dans la commune de Bukinanyana, Bujumbura-Burundi
Auteur(s): Niyonkuru, Japhet
Directeur(s): Savadogo, Léon G. Blaise
Dagan, Simplice
Zagré, Noël
Mots-clés: besoins alimentaires
sécurité alimentaire
consommation alimentaire
production alimentaire
alimentation
nutrition
burundi
Date de publication: 28-sep-2025
Editeur: Université Senghor
Résumé: L’insécurité alimentaire demeure un défi majeur au Burundi, où plus de 70 % de la population rencontre des difficultés d’accès régulier à une alimentation suffisante et adéquate. Dans ce contexte, ce mémoire analyse la situation des ménages vulnérables bénéficiaires de la cohorte 2 du projet Green Graduation – Tera intambwe mw’isi itotahaye dans la commune de Bukinanyana, province de Bujumbura. L’objectif est de mesurer le niveau d’insécurité alimentaire, d’identifier les facteurs qui l’expliquent et d’évaluer l’efficacité des interventions de protection sociale mises en place. L’étude, de type transversal à visée descriptive, a concerné 210 ménages sélectionnés par tirage systématique dans trois collines. La collecte des données a été réalisée à l’aide d’un questionnaire structuré portant sur les caractéristiques sociodémographiques, l’accès et la disponibilité alimentaire, les dépenses et les stratégies d’adaptation. Les indicateurs mobilisés incluent le Score de Consommation Alimentaire (SCA), le Score de Diversité Alimentaire des Ménages (SDAM), l’Échelle de la Faim dans les Ménages (HHS) et l’Indice de Stratégies d’Adaptation (rCSI). Les résultats montrent que 90 % des ménages enquêtés sont en situation d’insécurité alimentaire modérée ou sévère, contre seulement 1 % en sécurité alimentaire. Les principaux facteurs associés sont la taille élevée des ménages (91,7 %), le faible niveau d’instruction des chefs de ménage (95 %), la féminisation du rôle de chef de ménage (89,1 %) et la forte dépendance aux marchés locaux (79 %). De plus, 94,8 % des ménages déclarent avoir manqué de nourriture le mois précédent et 67,6 % consacrent une part importante de leurs revenus aux achats alimentaires, tandis que 44,8 % reconnaissent consommer des aliments de moindre qualité, ce qui aggrave la vulnérabilité à la malnutrition chronique. Pour y faire face, ils recourent massivement à des stratégies d’adaptation négatives telles que la réduction des portions (71,9 %), la consommation d’aliments moins nutritifs (74,8 %) et l’achat à crédit (74,3 %), compromettant leur résilience future. Enfin, les effets du changement climatique (47,1 %) et de la dégradation environnementale, notamment l’érosion des sols (22,86 %) et la déforestation (20,00 %), contribuent à accentuer cette insécurité alimentaire dans la zone étudiée. Malgré ces défis, le projet Green Graduation a généré des effets positifs, notamment grâce aux transferts monétaires, à la création de groupements d’épargne et de crédit, ainsi qu’à l’appui à certaines activités génératrices de revenus. Cependant, ces interventions restent limitées pour rompre le cycle de vulnérabilité et garantir une sécurité alimentaire durable. En conclusion, l’amélioration de la sécurité alimentaire au Burundi requiert une action concertée de l’État, des ONG et des communautés locales, avec une attention particulière aux femmes, aux jeunes et aux ménages nombreux. Le projet Green Graduation apparaît comme une initiative prometteuse, mais son impact à long terme dépendra de la consolidation et de l’élargissement de ses interventions dans une approche multisectorielle et durable.
Pagination / Nombre de pages: 77 p.
URI/URL: https://hdl.handle.net/20.500.12177/14066
Collection(s) :Mémoires soutenus

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