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Veuillez utiliser cette adresse pour citer ce document : https://hdl.handle.net/20.500.12177/13482
Titre: Biodiversity of environmental forms of intestinal protozoa and helminths in domestic water sources in the city of Bamenda and its environs (North West Region): Relationship to physico-chemical parameters
Auteur(s): Asakizi Nji, Augustine
Directeur(s): Ajeagah, Gideon Aghaindum
Mots-clés: Biodiversité
Municipalité urbaine de Bamenda
Protozoaires
Paramètres physico-chimiques
Helminthes
Entéropathogènes
Date de publication: 4-jui-2025
Editeur: Université de Yaoundé I
Résumé: Une étude visant à évaluer la biodiversité des formes environnementales des protozoaires intestinaux et des helminthes en relation avec les paramètres physico-chimiques dans les sources d’eau domestique a été menée à Bamenda et ses environs (Région du Nord-Ouest du Cameroun). Pour cette étude, 24 stations de prélèvement ont été sélectionnées, réparties en six points d’échantillonnage pour chacun des quartiers suivants : Upstation, Nkwen, Nsongwa et Mankon, Ces points incluaient des sources d’eau de robinet, de puits et de sources naturelles, Huit campagnes d’échantillonnage ont été menées entre novembre 2022 et juin 2023, à une fréquence de 4 campagnes par saison. Les paramètres hydrologiques et physico-chimiques ont été analysés sur le terrain et en laboratoire selon les méthodes standards. L’isolement, l’identification et le dénombrement des parasites ont été réalisés par microscopie (grossissements ×40 et ×100), après concentration et coloration des parasites selon les techniques de sédimentation, Kato-Katz, Ritchie et Ziehl-Neelsen. Les taux de maturation ont été observés pour les espèces suivantes : Ascaris lumbricoides (49 %), Hymenolepis nana (26 %), Diphyllobothrium latum (8 %), Schistosoma haematobium (5 %), Tenia saginata (5 %), Toxocara cati (4 %) et Fasciola hepatica (3 %). L’analyse physico-chimique a montré que les sources d’eau domestique de Mankon, Nsongwa et Nkwen, situées en périphérie urbaine et entourées d’une végétation abondante, présentaient une eau bien oxygénée (69,75 ± 2,56 %), des températures basses (21,66 ± 0,20 °C), une faible minéralisation (61,94 ± 41,20 µS/cm) et une faible pollution organique (2,41 ± 1,71 mg/L), Toutefois, ces eaux sont soumises à une pollution domestique et agricole, En revanche, les sources d’eau d’Upstation et du centre urbain de Mankon, traversant la ville, sont plus polluées (2,0 ≤ IPO ≤ 3,6), avec des températures plus élevées (24,05 ± 2,14 °C) et une forte minéralisation (185,37 ± 122,71 µS/cm), Ces eaux urbaines sont soumises à une pollution domestique, municipale et agricole. Concernant les protozoaires entéropathogènes, Entamoeba histolytica a été détectée avec 32 kystes/L à UPSP1, Balantidium coli a également présenté des densités élevées à MAW2 et MASP2 (32 kystes/L). Les sources MaW1 et NSW1 ont enregistré des densités relativement élevées (21 et 19 kystes/L respectivement) pour Giardia lamblia. Les stations Nkwen spring 2, Nsongwa spring 1, Mankon spring 2 et Mankon spring 1 ont généralement enregistré de faibles densités de Cryptosporidium parvum (6, 4, 4 et 3 kystes/L respectivement). La distribution spatio temporelle des protozoaires entéropathogènes a révélé des densités élevées en avril et mai, pendant la saison des pluies, notamment dans les puits de Mankon, les sources d’Upstation et xxxiii les puits de Nsongwa, tandis que les autres stations affichaient de faibles densités. L’analyse statistique a révélé des corrélations positives significatives (p ≤ 0,05) entre les densités des protozoaires entéropathogènes, des oocystes sporulés et les paramètres tels que la couleur, le dioxyde de carbone, la turbidité, les matières en suspension et l’oxygène dissous. Concernant les helminthes entéropathogènes, l’analyse biologique a permis l’identification et la caractérisation de 7 espèces réparties en 3 classes : la Classe des Nématodes : Ascaris lumbricoides (28 œufs/L) observée à NSSP1. La Classe des Cestodes : Tenia saginata (6 œufs/L à NST2), Diphyllobothrium latum (10 œufs/L à MaW1) et Hymenolepis nana (34 œufs/L à NSSP1). La Classe des Trématodes : peu représentée, avec Schistosoma haematobium (2 œufs/L à NKSP1) et Fasciola hepatica (1 œuf/L). Les stations de Nsongwa spring 1, Nsongwa well 2 et Nsongwa well 1 se sont révélées être les plus contaminées par les œufs et larves d’helminthes, tandis que les autres stations présentaient de faibles densités. L’analyse statistique (p ≤ 0,05) a mis en évidence des corrélations négatives entre les œufs et larves d’helminthes et des paramètres tels que la température, le pH, les orthophosphates, les nitrates, et l’oxygène dissous, ces parasites étant davantage associés à des environnements faiblement ou modérément pollués organiquement et riches en oxygène dissous. Ces résultats mettent en évidence l’accumulation des parasites intestinaux dans les milieux aquatiques. Le respect des règles d’hygiène environnementale de base ainsi que le traitement ou la purification de l’eau avant utilisation contribueraient significativement à la réduction des risques de contamination des populations.
Pagination / Nombre de pages: 219
URI/URL: https://hdl.handle.net/20.500.12177/13482
Collection(s) :Thèses soutenues

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