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Veuillez utiliser cette adresse pour citer ce document : https://hdl.handle.net/20.500.12177/13254
Titre: Propriétés anticancéreuses des graines d’Aframomum angustifolium (Zingibéracée) dans des modèles in vitro et in vivo de cancer
Auteur(s): Makamwe, Inelle
Directeur(s): Kengne Nouemsi, Anne Pascale
Oben, Julius Enyong
Mots-clés: Cancer du sein
In vitro
Aframomum angustifolium,
Anticancéreux
Tamoxifène
In vivo
Date de publication: 18-fév-2025
Editeur: Université de Yaoundé I
Résumé: Plus du quart des cancers diagnostiqués au Cameroun depuis 2015 sont des cancers mammaires et environ 16% des patients décèdent peu après le début de leur prise en charge. Environ 70% des tumeurs surexpriment les récepteurs ostrogéniques, nécessitant en première ligne une hormonothérapie comme le tamoxifène (TAM). Du fait de son utilisation à long terme, il présente un risque d’effets indésirables non favorables à l’amélioration de l’état de santé des patients. Face à cela, les patients ont recours aux thérapies alternatives et complémentaires telle que la phytothérapie dont les études scientifiques témoignent de son efficacité. L’une des familles botaniques les plus explorées est celle des zingibéracées du fait de leur vaste répartition géographique et leur efficacité. Aframomum angustifolium est une plante de cette famille, riche en métabolites secondaires, doués d’activités biologiques exploitables en oncologie. La présente étude a ainsi été envisagée dans le but d’évaluer les activités biologiques de l’extrait éthanolique de graines d’A angustifolium (EEAa) exploitables dans la prise en charge alternative et complémentaire du cancer du sein hormonodépendant. Premièrement, une caractérisation phytochimique de l’EEAa a été effectuée à travers la détermination de la teneur en composés bioactifs, l’identification par LC-MS de quelques composés d’intérêt et la mesure de son potentiel antioxydant in vitro. Après sélection d’une lignée cellulaire sensible à l’extrait à l’aide du test au MTT, les mécanismes d’action antiproliférative de l’EEAa ont été explorés par les techniques de qPCR et Western blot. Puis, une étude expérimentale a été réalisée chez un modèle de cancer du sein induit au 7,12-diméthylbenz-(a)-anthracène (DMBA) chez les rates Wistar. En effet, 3 mois après l’administration sous-cutanée d’une dose unique de 50 mg/Kg, Pc de DMBA chez les rates, elles ont été randomisées et traitées ou non avec l’EEAa aux doses respectives de 150 et 300 mg/Kg,Pc ou du TAM à 3,3mg/Kg,Pc pendant 28 jours. Puis, elles ont été sacrifiées et les échantillons biologiques collectées pour le dosage des promoteurs de la croissance tumorale, la numération formule sanguine, le dosage des cytokines pro- et anti-inflammatoires et les analyses histologiques. Enfin, une expérimentation similaire a été faite avec pour différence que, les groupes extrait recevaient une heure plus tard le TAM dans le but d’évaluer l’effet protecteur de l’EEAa contre une hyperplasie de l’endomètre, la perte de poids, l’hypertriglycéridémie et les atteintes hépatiques causées par le TAM. A la suite des analyses effectuées, il ressort que, cet extrait contient des composés phénoliques (6-gingérol, 6-paradol), alcaloïdes (Pipérine, Isoprinosine) et terpenoïdes (α-pinène ; β-caryophyllène). Il a inhibé la prolifération des cellules cancéreuses YUMM1.7 (CI50 : 31µg/mL) en induisant un arrêt G1/S du cycle cellulaire, inhibant l’angiogenèse et promouvant la mort par voie intrinsèque de l’apoptose. Chez le modèle cellulaire MCF-7 du cancer du sein, l’extrait s’est montré modérément antiprolifératif (CI50 : 9,16 µg/mL). In vivo, L’extrait a entrainé un ralentissement de la progression tumorale mammaire induite par le DMBA, aboutissant à un carcinome canalaire (150 mg/Kg Pc) et un fibrosacrcome (300 mg/Kg, Pc) de bas gardes et de petites tailles. Au niveau moléculaire, ceci a été marqué par une augmentation de 19,13% (150 mg/Kg Pc) le taux de lymphocyte, de 80,11% (300 mg/Kg Pc) du nombre de monocytes, de 49,66% (150 mg/Kg Pc) le taux sérique d’interféron gamma et une réduction de 21,62% (300 mg/Kg Pc) du taux de TNF-α, de 22,43% du taux d’estradiol, de 21,54% et 20,04% (150 et 300 mg/Kg, Pc respectivement) du taux d’EGF. Co-administré avec le TAM, l’EEAa a prévenu d’une hyperplasie de l’endomètre en réduisant de 13,16% son épaisseur à la dose de 300 mg/Kg Pc. Il a ralenti la perte de poids de 73,68% (150 mg/Kg) en fin de traitement, empêché l’hypercholestérolémie (de 18,54% et 23,02%) et l’hypertriglycéridémie (de 26,50% et 35,47%). Il a également protégé d’une toxicité hépatique en augmentant l’activité hépatique de la catalase de 99,73% (150 mg/Kg); réduisant les taux hépatiques de substances réactives à l’acide thiobarbiturique de 33,70% et 51,50% respectivement, avec pour conséquence une baisse de l’activité plasmatique des transaminases. Au vu de ces résultats, l’extrait éthanolique de graines d’Aframomum angustifolium se veut comme potentiel allié pour la prise en charge alternative et complémentaire du cancer du sein hormonodépendant.
Pagination / Nombre de pages: 515
URI/URL: https://hdl.handle.net/20.500.12177/13254
Collection(s) :Thèses soutenues

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