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https://hdl.handle.net/20.500.12177/13201| Titre: | Impacts de l’occupation des sols sur l’habitat de la girafe au Niger et enjeux pour la sauvegarde du dernier troupeau de girafes de l’Afrique de l’Ouest |
| Auteur(s): | Morou, Boubé |
| Directeur(s): | Sinsin, Brice Ambouta, Karimou Jean Marie Saadou, Mahamane |
| Mots-clés: | Girafe Phytosociologie Structure ligneuse Niger |
| Date de publication: | 7-mai-2010 |
| Editeur: | Université Abdou Moumouni de Niamey |
| Résumé: | Les girafes du Niger (Giraffa camelopardalis peralta) vivent en liberté dans un milieu fortement anthropisé, la zone de transition de la Réserve de Biosphère du Parc Régional du W du Niger. Les pratiques agricoles en synergie avec la forte pression démographique et les sécheresses récurrentes induisent une dégradation accélérée des formations forestières naturelles de cette zone, et par conséquent une fragmentation de l’habitat de la girafe et un changement de comportement de celle-ci. En outre, une croissance exponentielle de la population de girafes rendant le partage de l’espace de plus en plus conflictuel menace la survie et la croissance de la girafe en quête permanente d’alimentation et de refuge. La présente thèse qui rentre dans le cadre de la conservation et de la gestion durable du dernier troupeau de girafes en Afrique de l’Ouest, vise à établir les bases scientifiques d’une gestion rationnelle de l’espèce et son habitat. L’analyse diachronique d’images satellitales Landsat ETM+ (1986 et 2003) a permis d’apprécier l’état de dégradation de l’habitat de la girafe. En effet, des modifications telles une régression de la brousse tigrée au profit des cultures et une apparition de nouvelles unités (sol nu, steppe arbustive dégradée) ont été révélées. L’avancée du front agricole, le surpâturage, les sécheresses répétitives, la densité du réseau routier et la coupe abusive du bois-énergie seraient les facteurs responsables de cette dégradation. Les données issues de 170 relevés phytoécologiques réalisés selon la méthode sigmatiste de Braun-Blanquet et soumises à des analyses multivariées ont permis d’individualiser six groupements végétaux. La géomorphologie, l’occupation des sols et la texture du sol sont les variables environnementales discriminantes présentant un effet significatif sur la structure de la végétation. La richesse spécifique des groupements varie de 62 dans les jachères à Mitracarpus scaber à 83 dans les champs de mil, et le coefficient de diversité de Shannon, de 3,4 à 5,46 bits. L’équitabilité de Pielou varie de 0,57 à 0,9. La structure démographique des ligneux déterminée selon la grille de Peters fait ressortir 2 grands groupes : les espèces à faible dynamique (Boscia senegalensis, B. angustifolia et Combretum nigricans) et celles à dynamique remarquable (Guiera senegalensis et Combretum micranthum). Cette structure est influencée par les exigences écologiques et les pressions anthropiques. Quant au suivi annuel de la croissance en diamètre, mesurée au collet, de Combretum micranthum et Guiera senegalensis (espèces caractéristiques de la brousse tigrée), il montre une variation de la dynamique selon les sites, les espèces et le type de classe d’âge. L’étude du comportement alimentaire de la girafe, basée sur l’observation directe et l’analyse des fèces, révèle un spectre alimentaire composé essentiellement de 30 espèces végétales avec une prédominance des Leguminosae-Mimosoideae et des Combretaceae. La variation saisonnière du régime alimentaire observée chez la girafe s’explique en grande partie par la préférence de la girafe pour une espèce végétale selon le stade phénologique. Pour évaluer l’interaction « Homme – Girafe », une enquête a été menée auprès de 218 personnes de 12 villages répartis sur les deux foyers de distribution de la girafe. La comparaison des données entre villages et entre foyers de troupeau de girafes indexe par ordre d’importance les principales contraintes actuelles à l’épanouissement de la girafe dans son habitat : coupe de bois énergie (25,1 %), insuffisance de fourrage (21,9 %), avancée du front agricole (20,9 %) et dérangement (19,6 %). Il est à noter de même que la girafe commet de plus en plus de dégâts sur les cultures. |
| Pagination / Nombre de pages: | Xx, 198 |
| URI/URL: | https://hdl.handle.net/20.500.12177/13201 |
| Collection(s) : | Thèses soutenues |
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