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Veuillez utiliser cette adresse pour citer ce document : https://hdl.handle.net/20.500.12177/13191
Titre: Migration planifiée, saturation foncière et reconversion économique des populations dans le département de Bouaflé (centre-ouest ivoirien).
Auteur(s): Bourahima, Issa Ouattara
Directeur(s): Oura, Kouadio Raphaël
Mots-clés: migration planifiée, croissance démographique, saturation foncière, reconversion économique, développement socio-économique.
Date de publication: 17-jan-2026
Editeur: Jean Lorougnon Guédé
Résumé: Le phénomène migratoire planifié en Côte d’Ivoire, particulièrement dans le département de Bouaflé, est complexe et mêle migrations de travail, familiales, individuelles et ordonnées. Il est étroitement lié à la croissance démographique, à la saturation foncière et à la reconversion économique locale. Cette étude vise à revitaliser le développement socio-économique des villages de colonisation de Bouaflé, confrontés à une forte pression foncière. La méthodologie combine approches qualitative et quantitative : recherche documentaire, observation directe, entretiens semi-directifs, groupes de discussion et enquêtes auprès des ménages migrants et descendants. Les résultats indiquent que la migration planifiée, orchestrée par les autorités, concerne deux groupes principaux : les Baoulés déplacés par la construction du barrage de Kossou en 1970, relogés sur 17 000 hectares dans la forêt des « Tos », formant les Villages de Colonisation Baoulé (VCB) ; et les populations étrangères venues des pays voisins, à l’origine des Villages de Colonisation Étrangère (VCE) dans la sous-préfecture non communale de Bouaflé. Ce phénomène se caractérise par une forte croissance démographique et une sédentarisation notable des communautés étrangères voltaïques (55 %) et ivoiriennes (61 %). Les migrants, majoritairement jeunes (97,5 %) et peu instruits, pratiquent surtout l’agriculture via des réseaux familiaux. La dégradation des terres cultivables les pousse à diversifier leurs activités, mais leurs faibles revenus limitent leurs investissements. Malgré ces contraintes, ils contribuent au développement de leurs pays d’origine par des transferts de fonds. L’étude souligne la nécessité d’intégrer les besoins des populations migrantes dans les politiques publiques pour un développement durable et inclusif.
Pagination / Nombre de pages: 346p
URI/URL: https://hdl.handle.net/20.500.12177/13191
Collection(s) :Thèses soutenues

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